C’est aussi le moment pour
moi d’approfondir les questions logistiques et surtout matérielles. Après la
poussette, il faut que je me penche sur le reste. Qu’est-ce qu’il ne faut pas
comme bordel pour des individus qui ne mesurent même pas un mètre ! Mon
critère de base c’est l’article de puériculture ergonomique, économiseur de
fatigue et de dos ! Il me faut des trucs qui m’évitent de me baisser.
J’opte donc pour le lit et le parc réglable en hauteur. Un jour, dans une
braderie, une jeunette à l’air écolo-altermondialisto-rebelle, à qui je
demandais si elle n’avait pas un parc à vendre me répond qu’elle est contre ce
principe car elle pense qu’il est préférable de laisser l’enfant faire ses
propres expériences…. Je m’interroge sur cette pensée profonde et je me mets en
situation :
ð Le téléphone sonne, je dois
rapidement déposer le mini d’homme greffé à mon corps pour plus de liberté de
mouvement et d’esprit ! Je l’installe vite fait par terre sur le tapis du
salon. Il va ainsi sortir de mon champ de vision et ne sera plus sous
surveillance pendant quelques temps. C’est à ce moment-là, que la gentille
chienne de ma sœur qui passait justement par-là se dit qu’elle va prendre le
relais et s’occuper de mini pour moi. Et hop un bon vieux coup de langue bien
baveux en travers de la tronche mais bon avec de la chance elle venait juste de
se laver les crocs et pas de se lécher le cul … ; puis c’est au tour du
chat de zoner dans le coin, lui il hésite encore entre se coucher sur ce bébé
qui sent si bon ou bien faire ses griffes sur son joli pyjama bien moelleux. Et
puis, comme mini est plutôt agile, il roule ou rampe et pars à l’aventure dans
le salon. Là il a le choix entre avaler une bille trouvée sous le canapé ou
s’enfoncer dans la gorge un feutre de son grand frère qui a roulé sous la table
et a été lâchement abandonné ici. Ça, c’est juste avant que je ne lui marche
dessus : ben oui il a changé de place et je ne m’attendais pas à le
trouver à l’endroit où je viens juste de poser le pied. Ne lui reste plus qu’à
aller renverser la gamelle d’eau du clébard, manger deux ou trois croquettes
pour chat, se coincer les doigts dans la porte et planter son unique dent dans
le fil de la rallonge de l’ordi portable à portée de groin !
Bilan : je vote non pour l’expérimentation libre
et en solitaire du monde et je l’installerais derrière les barreaux d’un joli
parc en bois réglable en hauteur pour pas me demonter le dos! J’ai aussi repéré en magasin un transat
qui se fixe sur la chaise haute (toujours dans mon salon depuis 10 ans car
conçue pour les 0 à 99 ans). Je trouve ça fabuleux. Et le nec plus ultra (en terme
de prix également) un siège auto isofix et pivotant. Je me souviens assez bien
combien il est peu aisé d’installer un enfant dans un siège auto sans se
démonter le dos et/ou lui péter la tête sur le haut de l’ouverture de la
portière de la bagnole. La baignoire sera elle aussi sur pied et j’achète deux
tables à langer chez Ikea (une pour sa chambre et une pour la salle de bain).
La chambre est quasi prête à recevoir son
futur occupant. C’est l’occasion, de remettre un petit coup chéri dans la
réalité au travers d’une petite question sémantique :
-au fait
chéri, on ne dit plus « chambre d’ami » mais « chambre du
bébé ». Franchement je ne vois pas lequel de nos ami voudrait dormir
dans ce lit à barreau. Bref, avec les hommes, il faut avancer avec subtilité et
la progression doit se faire en douceur. Métaphoriquement parlant, la
signification à haute voix du changement de statut de la chambre a vocation à
faire écho au propre changement de statut de mon homme : il va bientôt
devenir un père.
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