mercredi 24 février 2016

vivre avec un gros BID, liste des choses TECHNIQUEMENT RELOU!


Avec un gros bid, la vie quotidienne est réellement différente. Avant d’avoir un polichinelle dans le tiroir, nous les femmes, on en rêve de ce ventre rond, on le fantasme, on attend avec impatience ce précieux et ostensible symbole de notre maternité… mais ça, c’était avant; c’est quand on ne savait pas de quoi on parlait et ce que cela impliquait dans la vraie vie de tous les jours… Enfin, c’est le cas pour moi qui suis plutôt du genre femme active que télé-pantouflarde. En vrac, comme ça je peux faire une liste bien loin d’être exhaustive des actions perturbées voire rendues infaisables par la présence d’une citrouille géante à la place de feu notre ventre plat.

ð se baisser pour ramasser les trucs qu’on laisse tomber par terre (ce qui arrive bien plus souvent que d’habitude étant donné la perte de maitrise du système de coordination de ce nouveau corps si peu fonctionnel) ; faire la vaisselle ou boire au robinet : « peux pas y’a un truc qui bloque » ; se faufiler dans la foule ou entre deux portes ; faire ses lacets (vive les tongs) ; se torcher le cul facilement; s’extirper de la bagnole ; se relever, porter un soutien-gorge (moi, perso je m’étouffe dedans) ; avoir une activité sexuelle digne de ce nom ; monter les deux étages qui me séparent de la chambre des enfants ; parler très vite ou hurler très fort (là encore pas assez de souffle vu que mon gros bid comprime ma cage thoracique ) ; porter des tenues sexy : exit le string en dentelle et bonjour le shorty coton qui ressemble à un parachute ; porter des trucs lourds ; avoir une démarche glamour en portant des talons : et non ! aujourd’hui c’est sandales de rando et démarche de Donald ; sortir de la baignoire sans se péter la gueule ; se couper les ongles des pieds ; enfiler ses chaussettes ; essayer un joli manteau cintré pour l’hiver prochain dans une boutique ; cuisiner ou manger sans se faire des taches (ça, c’est pour nous préparer aux taches de bave, de vomi sur l’épaule et de restes de repas mixés qu’on va immanquablement se payer dans les deux prochaines années) ; s’épiler le maillot : j’y vais au rasoir et à l’aveugle, même pas peur ! Comme quoi, se trimballer un gros bid n’est pas franchement une sinécure. Celui qui dans le futur développera le concept de grossesse extracorporelle va probablement faire fortune.

lundi 22 février 2016

dis-moi encore une fois que "la grossesse n'est pas une maladie" et je te pète la gueule!


Phrase du jour : « La grossesse ce n’est pas une maladie ! ». Qui n’a jamais entendu, voire prononcé cette sentence ? Etant donné que je ne travaille plus, je n’ai rien d’autre à foutre qu’entamer une réflexion pertinente sur ce sujet. Je me penche 5 minutes sur la définition de ce mot : « maladie »

ð Ensemble d’altérations ou dysfonctionnement d’un organisme caractérisée par la présence de symptômes pouvant engendrer gène ou souffrance.

Certes, je ne dysfonctionne pas, mon corps de femme est prévu pour la gestation et puis je l’ai voulu, je l’ai eu. Ok, je n’ai pas l’intention de me soigner pour enrayer cet état. Mais tout de même, si ce n’est pas une maladie, je tiens à dire que pour ma part il y a quand même des moments ou cela y ressemble vraiment ! N’ai-je pas, lové au sein même de mon organisme un élément ne m’appartenant pas tout à fait et qui passe en neuf moi du stade de microbe à parasite géant. N’est-ce pas sa présence qui produit des symptômes qui pour ma part peuvent largement être considérés comme gênants voire à certains moments invalidants. Que quiconque ose venir me dire en face que gerber nuit et jour pendant des semaines ce n’est pas être malade ! La sciatique, les maux de tête qui durent 10 jours consécutifs, la tension à moins de 9 la plupart du temps, le dos en vrac, les infections urinaires, les mycoses, et j’en passe n’entrainent ils pas une réelle souffrance et la nécessité de se traiter.
Alors ouais, la grossesse n’est peut-être pas une maladie, mais moi pendant cette période j’aurais été putain de MALADE ! 


7eme MOIS DE GROSSESSE: l'activité de la femme enceinte




Ce sont mes derniers jours de boulot, j’ai soldé tous les congés qui me restaient pour les coller juste avant mon arrêt maternité. Moi qui ai tafé jusqu’au bout sans même prendre les congés pathologiques, là je dois dire que me poser ne va pas être du luxe. J’ai beaucoup de contractions au boulot. La sage-femme dit que tant qu’elles ne sont pas douloureuses elles ne font pas travailler le col, donc pas d’inquiétude. Il s’agit de contractions physiologiques déclenchées quand mes abdominaux (j’ai envie de dire « lesquels ? ») viennent chatouiller mon utérus. Mais poursuivre une activité quand son utérus est en pleine contraction, ça ne le fais pas et il faut au moins s’assoir deux minutes le temps que ça passe. Le problème, c’est que faire son travail d’infirmière sans solliciter ses abdos : je ne vois pas comment. Porter les petits vieux ou relever les hystériques qui se jettent volontairement par terre : techniquement je ne peux pas ; me taper les escaliers suivis du couloir de 115 mètres toutes les  minutes : c’est franchement relou ; aller en chambre d’iso ou au contact des potentiellement dangereux : ça serait inconscient ; courir après le téléphone qui couine ou les fugueurs qui sautent au-dessus du portail : non ; faire des accompagnements à l’extérieur : je suis dispensé ; me taper les voyages à pied jusqu’au labo ou la pharma à l’autre bout de l’hôpital : pffff… Et puis mes collègues sont tous sympas, ils ont pitié de moi et se tapent les corvées à ma place. En fait je suis un boulet, au propre comme au figuré. Au final je ne vais donc plus bosser du 10 juillet au 19 février ! Je crois que je ne réalise pas : j’ai un petit pincement au cœur… Ça va être long.

Mais, c’est l’été et c’est parti pour deux semaines de vacances. Avec les enfants,

dimanche 21 février 2016

la philosophie du pratico-pratique et de l'économie (de soi)


C’est aussi le moment pour moi d’approfondir les questions logistiques et surtout matérielles. Après la poussette, il faut que je me penche sur le reste. Qu’est-ce qu’il ne faut pas comme bordel pour des individus qui ne mesurent même pas un mètre ! Mon critère de base c’est l’article de puériculture ergonomique, économiseur de fatigue et de dos ! Il me faut des trucs qui m’évitent de me baisser. J’opte donc pour le lit et le parc réglable en hauteur. Un jour, dans une braderie, une jeunette à l’air écolo-altermondialisto-rebelle, à qui je demandais si elle n’avait pas un parc à vendre me répond qu’elle est contre ce principe car elle pense qu’il est préférable de laisser l’enfant faire ses propres expériences…. Je m’interroge sur cette pensée profonde et je me mets en situation :

ð Le téléphone sonne, je dois rapidement déposer le mini d’homme greffé à mon corps pour plus de liberté de mouvement et d’esprit ! Je l’installe vite fait par terre sur le tapis du salon. Il va ainsi sortir de mon champ de vision et ne sera plus sous surveillance pendant quelques temps. C’est à ce moment-là,

6 EME MOIS DE GROSSESSE: echo morpho et autres de test de merde


C’est le mois de l’échographie morphologique. On va savoir si notre création est techniquement réussie. Gygy va compter ses doigts, vérifier ses organes et l’inspecter sous toutes les coutures. « Et toi là-dedans fais nous voir un peu ce que t’as dans le ventre (ou plutôt dans le mien devrais-je dire !)». Ouf, notre petit projet semble passer tous les tests : apte au service, ok pour commencer une vie terrestre dans des conditions optimum. Dire qu’avant même de naitre on est déjà testé, évalué, mesurer, peser et que sais-je encore. Premier certificat de conformité en poche, le produit issu de l’industrie chéri-et-moi peut poursuivre tranquillement son développement et attaquer ses finitions sur ma chaine de production. Comme c’est dans l’air du temps, notre stratégie marketing nous fait garder le suspense sur notre future petite merveille de technologie. Son sexe ne sera donc connu qu’au jour de sa présentation au monde. En tant que ses parents ignorants cela nous oblige donc à choisir deux prénoms, c’est galère mais moi j’adore les surprise alors je ne souhaite vraiment pas savoir. Comme le dis ma copine je suis un kinder !

Mais le personnage surprise n’est pas le seul à devoir subir des tests. Je dois ce mois-ci me taper un examen répugnant appelé O’Sullivan. Bien joli nom pour un truc aussi dégeu et pénible ! L’objectif est de dépister un éventuel diabète gestationnel. Théoriquement ce test n’est pas systématique mais uniquement réservé à une population spécifique présentant des facteurs de risque. Cela concerne en général les femmes avec antécédent de diabète, souffrant d’obésité, ne se nourrissant qu’exclusivement de glace et de sodas, ou ayant déjà donné naissance à de gros bébé,… Mais moi, madame Gygy, je n’entre pas dans ces cases là ! Ah oui, mais madame, il y a l’âge aussi ! Prends ça dans tes dents ma vieille, ton âge est un facteur de risque : après 35 ans tu fais ce putain de test ! Le principe est de surcharger ton organisme en sucre et de voir comment il se démerde pour l’éliminer en deux heures. En pratique, on te fait une glycémie à jeun puis on te fait avaler 70 gr de glucose. C’est juste ignoble ! Concentration extrême pour avaler ce truc et surtout le garder à l’intérieur de soi. Ensuite le but est de faire une prise de sang au bout d’une heure, puis une autre au bout de deux heures avec interdiction de quitter le labo entre temps… selon des copines, le labo ou je me rends nous fait patienter en salle d’attente. Je fais un rapide point dans ma tête : salle d’attente bruyante et bondée, fauteuils inconfortables et accessoirement tellement hauts pour moi que mes pieds ne touchent pas le sol, pas d’accoudoirs et le dos contre le mur. Ajouter à cela

vendredi 12 février 2016

la poussette de mon Pti' Alien, faire de la récup ou faire un crédit?


L’œuf n’est même plus une larve, il est devenu « Alien ». Ça grouille, ça fait des vagues, ça me déforme le bid et me rend parfois totalement dissymétrique. Il y a même des moments ou mon ventre tremble comme un gros gâteau de gélatine. Heureusement que ce n’est pas la première fois sinon je crois que c’en serais presque flippant. Mon petit « Alien » est plutôt sensible à l’environnement. Il s’agite quand moi je me calme, répond à son père quand celui-ci touche mon ventre, aime les bains chauds et paraitrait même qu’il entend et reconnait les voix de ses proches. Faudrait, à ce que l’on dit que je le sensibilise donc déjà à la musique. C’est fou, ils ne sont pas encore nés que l’on devrait déjà tenter de les influencer et modeler leurs gouts à l’image des nôtres… par contre je vais peut-être tenter de l’habituer à une petite chansonnette qu’il pourra reconnaitre plus tard. On ne sait jamais si ça marche pour le calmer quand il ne voudra pas dormir, ça vaut le coup de le tenter. Parce qu’autant le dire tout de suite, moi, pousser la chansonnette pour le faire roupiller je suis ok, par contre le genre de délire qui consiste à faire une promenade en voiture à trois plombes du mat pour qu’il s’endorme enfin : JAMAIS !

C’est le moment où je commence à me pencher plus sérieusement sur des points de logistique : je dois réfléchir aux « achats BB ». Mes grossesses précédentes datant d’une décennie, je n’ai bien entendu rien gardé de tout le bordel nécessaire au mini d’homme. Ma réflexion débute par l’objet emblématique de la panoplie du nouveau-né qu’est la poussette. Moi, je ne roule pas en voiture de luxe et j’ai bien d’autre priorité dans la vie que frimer avec une bagnole alors je te préviens ça sera pareil pour toi. Pas question d’exploser le budget dans cette catégorie en dépensant plusieurs centaines d’euros dans une poussette design dernier cri ! Par contre, je suis sensible au côté pratique et j’aimerais que son futur véhicule n’envahisse pas la totalité de mon coffre de voiture. Je vote donc pour l’option pliage « canne ». Il faudrait aussi qu’elle fasse cosy et pourquoi pas landau puisque l’utilisation se fera sur la saison d’hiver. Puisque le cosy et le landau sont des dispositifs qui servent aux transports en voiture, je ne veux pas non plus du bas de gamme. Autant la frime je m’en tape, autant la sécurité j’y tiens. Conclusion : je vais acheter d’occasion. Je dégote dans un « bon coin » la poussette répondant à tous mes critères pour la modique somme de 150 euros. Par principe j’essaie de négocier mais la dame ne veux pas : elle dit avoir payé cette huitième merveille du monde 600 euros !!! Elle ne se foutrait pas un peu de moi la Ginette ? En fait non, après vérification sur internet du prix de ce modèle, il s’avère qu’elle coute réellement ce prix-là. C’est dingue ce que l’on est prêt à dépenser pour ces petites bêtes. La Rolls étant en parfait état, je lui donne volontiers les 150 euros qu’elle réclame.




CHOISIR UN COURS DE PREPARATION A LA NAISSANCE.


Ma sage-femme me parle des cours de préparation à la naissance : c’est dit-elle, le moment de les programmer. Il existe un tas de méthode afin de se préparer au mieux à la naissance. On ne parle plus « d’accouchement sans douleur », parce qu’en fait, c’était un mensonge probablement inventé par un homme. Nous avons le choix entre des méthodes corporelles, intellectuelles, spirituelles, branchées, voire bizarres.

  • Haptonomie : alors ça c’est sans doute un truc inventé pour faire participer nos « nouveaux pères », créer du lien et de la communication entre les parents et le futur BB. Pour ma part, pas besoin d’aide pour mettre en évidence le lien entre le squatteur et moi, car avec le bordel qu’il fout dans mon studio une pièce, je ne crains pas l’oublier. Je pourrais facilement le dénoncer pour tapage nocturne, et dégradations de biens privés. A croire qu’il essaie de faire des travaux d’aménagement en espérant ne pas payer son loyer pour les mois qui lui restent. Il a tout intérêt de me rendre les lieux dans un état acceptable ! Et puis, au-delà de ça,  préparer le père à la naissance, moi je veux bien mais quand même, ce n’est pas lui qui va le démouler ! Alors sur ce coup-là, navrée chéri mais je pense à moi en priorité.
  • Le yoga ça m’aurait vraiment tenté mais je n’ai vraiment pas le courage d’imposer cela à mon pauvre petit corps déjà tout chamboulé … et puis ce n’est pas remboursé par la sécu : dommage.
  • Le chant prénatal : même pas j’envisage la chose, trop étrange pour moi. J’en ai entendu parler souvent mais je n’ai toujours pas compris le concept.
  • Les cours en troupeau : et dire que la sécu nous rembourse des séances chez une sage-femme libérale qui nous coucoune par petits groupes de trois mais que certaines s’obstinent à effectuer leur cours de préparation dans les maternités. Trois grosses journées intensives à 25 baleines (plus parfois les maris) dans une grande pièce surchauffée…. Perso, je ne suis pas fan de la promiscuité.
  • Les cours en piscine : plutôt cool, j’avais fait ça pour mes deux premiers, et j’avais apprécié.
  • La sophrologie : ma méthode de prédilection. Je conditionne mon cerveau à la sérénité. Je me prépare à toute éventualité avec une « zen-attitude ». Pour moi, cette méthode ayant déjà fait ses preuves et s’étant révélée efficace : je me réabonne.